♥ C h a p i t r e 7 : Insane Lies ♥

♥  C h a p i t r e   7 : Insane Lies ♥
A la fin de la répétition, Ruki s'affala sur un fauteuil se trouvant non loin. Mentalement comme physiquement épuisé, il se sentait pourtant serein. Il observa son entourage, se rendant compte à quel point il appréciait les membres de son groupe. Aoi plaisantait avec Uruha en rangeant le matériel, Reita, la tête curieusement baissée, nettoyait sa basse et Kai buvait du jus de pomme, les yeux rêveurs.
Finalement, Uruha annonça qu'il passait la nuit chez Tora et sortit en trombe rejoindre son amant.
- Eh bien, y'en a qui sont actifs ! Railla Aoi.
- On n'a pas encore tes vieux os, Suguchan ! Rétorqua Kai.
- Comment tu m'as appelé ?!
- Euh ... Suguchan ! Es-tu sourd Aoi ?
- Arrêtes tout de suite avec ce surnom ridicule !
- Ouiiiii .... Suguchan !!!!
En montrant les dents, le guitariste se lança à la poursuite de son ami qui hurlait à tue-tête le surnom défendu. Finalement, le grand brun sauta sur le pauvre batteur et fit mine de l'étrangler. Tout en riant, Kai s'époumonait :
- Au secours ! Viens m'aider Ruki !!!
Ce dernier, peinant à garder son air sérieux, fit le signe de la croix et dit solennellement :
- Puisses ton âme trouver le repos éternel, Kai. Amen.
- Vil traître !!! Au secours Nez-Bandé-Man !
Mais Reita, glacial, lacha un dédaigneux :
- « Pfff, quelle bande de gamins ! »
Puis il sortit de la pièce en prenant soin de claquer la porte.
L'atmosphère joyeuse retombée, Kai et Aoi se relevèrent tandis que Ruki, incrédule, demanda à voix haute :
- Mais quelle mouche l'a piquée ?
Aoi, fronçant les sourcils, se dirigea vers la sortie et annonça :
- Je vais voir ce qu'il a.
Cherchant le bassiste pendant quelques bonnes minutes, il finit par le trouver sur le toit, fumant les yeux fermés. Il le vit si paisible qu'il hésita à le déranger, oubliant momentanément le motif qui l'amenait près de son ami. Finalement, ce fut le blond qui parla le premier :
- Je suis désolé ...
- Pourquoi ?
- Pour tout à l'heure. Je n'aurais pas dû réagir comme cela.
- Et si tu m'expliquais ce qui cloche ?
Il y eut un silence, si long qu'Aoi crut que Reita ne répondrait pas.
- En ce moment, tout change dans ma vie. Je ne suis plus sûr de rien, je doute. Il y a des choses que je préfèrerais ignorer, mais qui m'affectent plus que je ne le voudrais. Quand je serais prêt, crois moi Aoi, je te dirais tout.
- Pas de problème. Je serais là quand tu auras besoin de verser de déchirants sanglots dans mes beaux bras musclés.
- Euh ... si tu veux. Arrêtes de regarder des dramas stupides, ça te réussit pas ! Se moqua le bassiste.
- C'est cela, oui. Tu es jaloux de mon corps parfait !
Changeant de sujet et de ton, le guitariste continua :
- Par contre, tu devrais t'excuser auprès des autres. Ton attitude les a peut-être vexés !
- Tu as raison ... soupira le bassiste.
Sur ce, ils rentrèrent tous deux dans la salle de répétition. Ruki et Kai ,allongés côte à côte à même le sol, semblaient plongés dans une conversation passionnante et profonde :
- Alors, tu vois, racontait le leader. Là, je m'avance et je lui souris. Elle se colle à moi et ...
- Hum hum, désolé de vous interrompre, les gars ! Commença Aoi.
- Et direct, elle m'embrasse. Ensuite, elle me dit ...
- Hey, les baka, vous m'écoutez ?! Cria le guitariste.
- « Je te trouve hyper craquant ». Alors, je lui réponds ...
Agacé, Aoi attrapa les oreilles des deux complices et tira fortement. La réaction ne se fit pas attendre :
- Itaiiiiii !!! Sa fait mal, imbécile !
- Vous n'aviez qu'à écouter le grand Aoi-sama quand il vous parle !
- Mon pauvre Reita ! Dire que tu dors dans sa chambre d'hôtel pendant nos tournées. Comment tu fais pour supporter un baka pareil ? Se moqua Kai.
- Je me le demande aussi !
Tout le monde éclata de rire, même Aoi pourtant en train d'essayer d'étrangler Reita. Quant à ce dernier, il était soulagé : ses amis ne lui en voulaient pas !

_____________________________________________________________________


On peut dire qu'ils n'étaient pas les seuls à prendre du bon temps. En ce moment même, Uruha était sauvagement plaqué contre un mur par Tora, qui lui embrassait le cou. Ils n'étaient arrivés que depuis quelques minutes chez ce dernier, pourtant Uruha était déjà à moitié nu. Dès le seuil, son amant l'avait entraîné vers la chambre, tout en lui susurrant des mots délicieusement obscènes. C'était le même rituel passionné soir après soir. Ils rentraient, faisaient l'amour puis s'endormaient sans même manger. Pourtant, si Uruha mettait toute son âme dans ces étreintes, Tora, lui, agissait machinalement, sans aucune tendresse. Pendant l'acte, jamais il ne lui disait de mots doux, jamais il ne répondait à ses « je t'aime ». Et quand tout était terminé, il lui tournait le dos et s'éloignait de l'autre côté du lit.
Alors qu'un jour le grand blond avait essayé de répondre à ses caresses en le pénétrant d'un doigt, Tora l'avait tout de suite remis à sa place en le menaçant d'une gifle. Puis il l'avait prit brutalement, ignorant ses cris de douleur.
Depuis, il n'avait plus jamais essayé de prendre les devants, se contentant de rester passif sous les assauts de son amant. Bien sûr, la situation ne l'enchantait pas, mais il supportait tout : il aimait tellement son guitariste ! D'ailleurs, ce dernier pouvait se montrer angélique, comme il l'avait été le jour même en acceptant de rester à la répétition de The GazettE.
Uruha avait de plus en plus de mal à réfléchir : le grand brun picorait son cou, alternant baisers et morsures. Apparemment, il avait trouvé le point sensible de son amant et s'y acharnait vicieusement, lui arrachant de tendres supplications. Il passa sa main sous ses cuisses de façon à ce que ses jambes se retrouvent agrippées à ses propres hanches et le souleva. Il l'emmena jusqu'au lit, l'y déposa et commença l'exploration du corps de son petit ami. Il l'embrassa longuement, mêlant leur langues dans un échange langoureux, tout en caressant son torse. Soudain, il s'arrêta et baissant les yeux hypocritement, annonça :
- J'ai l'impression que tes amis ne m'aiment pas.
Uruha, l'esprit déjà embrumé par le plaisir, mit quelques temps à réaliser ce que lui disait son amant.
- Mais non, pourquoi tu dis cela ?
- Je ne sais pas ... en fait, c'est surtout Ruki.
Le blond retint son souffle, Tora ayant reprit ses caresses.
- Je ne sais pas ce qu'il a ces derniers temps, il est bizarre.
- Vraiment ?
- Oui. Ecoutes, koibito, je n'ai pas envie de parler de Ruki pendant qu'on fait l'amour.
- Continue !
Il n'y avait pas à s'y tromper, c'était un ordre. Immédiatement, Uruha obtempéra :
- Il a fait une grosse déprime, je pense. Il ne parlait plus, ne mangeait plus et restait tout le temps dans sa chambre. Nous étions tous très inquiets, surtout Aoi, en fait. J'ai l'impression qu'il y a quelque chose entre eux.
- Aoi ? Tiens donc, c'est très intéressant !
Mais le blond n'écoutait pas, se concentrant sur les sensations qui lui parcouraient le corps. Tora était descendu plus bas et ne titillait plus son torse mais son membre fièrement dressé. Il le caressait, le masturbait, soufflait dessus mais ne posait pas sa bouche dessus. Il avait d'ailleurs toujours refusé de la faire, même s'il exigeait que son amant le « suce », comme il disait.
Tout en stimulant son partenaire, Tora reprit :
- Tu sais, koibito. Il faut que je t'avoues quelque chose. Je ne voulais pas te le dire pour préserver votre amitié mais je ne peux pas le garder pour moi.
Un gémissement se fit entendre, Tora venait de pénétrer d'un doigt son petit ami et entamait un lent mouvement de va-et-vient.
- Tu sais que tu peux tout me dire, sortit Uruha entre deux soupirs exaltés.
- Ruki a essayé de me séduire
- Quoi ? S'écria le blond, retombant sur Terre.
- C'était un jour chez toi. J'allais aux toilettes. Dans le couloir, on s'est croisé et il a essayé de m'embrasser. J'ai eu beau lui dire que j'étais ton copain, il continuait. Il a même voulu mettre sa main dans mon boxer. Mais, je l'ai repoussé et je suis parti.
Fou de colère, Uruha voulut se relever mais Tora le maîtrisa rapidement, et remplaça son doigt par son membre tout aussi vite. Pris dans les tourments du plaisir, le blond n'essaya même pas de résister. Il ressentait un mélange étonnant de bonheur et de souffrance : bonheur d'être ainsi lié à son amant et souffrance d'avoir été trahi par celui qu'il considérait comme un frère.
Tout en le martelant de coup de reins, Tora enfonça le clou :
- Tu sais que je n'aime que toi, mon amour ...
Emu jusqu aux larmes, Uruha ferma les yeux. C'était la première fois que son beau guitariste lui faisait comprendre qu'il y avait autre chose entre eux que du sexe, et savoir que celui qu'il aimait plus que tout partageait ses sentiments le rendait plus euphorique. Vite, le brun accéléra sentant venir la jouissance. Il se retirait pour mieux plonger dans l'orifice accueillant du beau blond qui ondulait sous lui. Finalement, tout en grondant, il déversa sa semence chaude dans les profondeurs du guitariste, qui se laissa envahir par le plaisir en même temps. De longues minutes passèrent, pendant lesquelles l'un comme l'autre essayait de reprendre son souffle. Puis, Uruha lia ses lèvres à celles de Tora dans un long baiser passionné, lui montrant ainsi tout son amour. Ce dernier ferma les yeux, faisant mine de s'endormir pour que le blond le lâche.
- Bonne nuit, koibito, chuchota ce dernier. Je t'aime.
- Oui, oui, moi aussi. Bonne nuit.
Satisfait d'avoir mené à bien son plan, Tora se détourna et laissa le sommeil s'emparer de lui.



[ F i n d u c h a p i t r e ]



Blablablablablablablablablablablablablablablablablablablablablablablabla


Ohayo Ningen !
C'est encore moi pour la suite de "Oreta tsubasa wo habatakase" ! Style vous le saviez pas ^^" ... Sinon, sa va vous ? Quoi de neuf ? Bizarrement, j'ai envie de connaître les gens qui lisent ma fic. Présentez-vous, parlez moi de vous : votre prénom, âge, groupes préférés, ce que vous aimez ...etc. Est-ce que ce chapitre vous plait ? Sachez que c'est mon premier lemon, j'espère qu'il n'est pas trop pourri ^^". Et oui, chers lecteurs, je souffre du Syndrome de "je trouve que j'écris mal". Et j'ai beaucoup de mal à le surmonter ... Est-ce que vous aimez ????

Au fait, petite question : QUI VA AU CONCERT DE KAGRRA ? Moi, j'y serais sûrement et seule T_T
Deuxième petite question, qui veut y aller avec moi ?! *ne vous battez pas pour repondre sniffff*

Au fait, je ne sais pas si vous savez mais maintenant, je ne suis plus ni Riku-chan, ni Miku-chan (ben oui, fallait se décider ^^"). Vous pouvez m'appeler Saku ! Ou Saku-chan ! Ou Saku-sama héhé ! Et le problème, c'est que je n'arrive pas à éditer mon premier article, résultat, je ne peux pas le corriger =/

La flemme de continuer à écrire ...
Bisouuux <3

PS : Changement de modèle pour la photo ==> Ruwa
Spécial pour son anniv'. Il est trop beau *_*

# Posté le mardi 10 juin 2008 23:33

Modifié le mercredi 11 juin 2008 01:14

♪ Such a lonely day ♪

Ohayo ningen !

Je suis de retour ! Et cette fois, je serais là plus souvent étant donné que toutes mes épreuves pour le Bac sont passées. Le chapitre 8 arrive très bientôt, mais pour vous faire patienter, voici un one-shot que je viens juste d'écrire *mon premier ='3*. Je l'ai écrit en 2 jours, il faut dire que j'étais vraiment inspirée. C'est bizarre, plus j'écris, plus j'aime écrire ... Je compte d'ailleurs mettre les bouchées doubles pour ma fic, j'aimerais la terminer au plus vite. Non qu'elle m'ennuie, mais j'ai tellement de projets d'écritures ! *3615malife*
Bref, qu'en pensez-vous ? Devrais-je continuer à écrire des one-shot ou devrais-je me limiter aux fics ?
Enjoy <3



Titre: Such a lonely day ...

Source : le deuxième meilleur groupe au monde : Dir en Grey !

Pairing : Celine Dion / Claude François *si si, j'vous jure =P*

Type : Death Fic, Song Fic, Tragedy, Angst, Romance

Disclaimer : Les personnages de ce one-shot m'appartiennent, mais pas les originaux. Dommage T_T

Note: Je n'aurais jamais penser écrire une Death Fic oO" Mais cela m'ait venu comme cela.
Cela fait deux bonnes années que je n'ai pas écouté System Of A Down. Et bizarrement, avant hier, la mélodie de Lonely Day me trottait dans la tête. J'ai absolument voulu coucher ce que cette chanson m'inspirait sur papier. Et résultat, ce one-shot ...Par contre, j'ai effectué une legère modification sur les paroles de cette chanson, avez-vous remarqué ?


Such a lonely day ...


Such a lonely day
And it's mine
The most loneliest day of my life

Il pleut et je suis seul avec mon chagrin. Le ciel se déverse avec fracas, les gouttes d'eau coulent, mouillent ma peau, traversent mes vêtement et se mêlent à mes larmes. J'ai mal, je souffre, je veux mourir. La vie n'est qu'un jeu et je veux le finir aujourd'hui. J'ai été blessé, malmené, mon c½ur ne peut s'empêcher de saigner.

Such a lonely day
should be banned
It's a day that I can't stand



Il pleut et je suis seul avec ma douleur. Tu m'as souvent dit que tu serais toujours la pour moi. Je n'avais confiance en personne et peu à peu, tu as abaissé mes défenses Tu m'as fait pleurer, tu m'as fait aimé. Je détestais parler et surtout me confier, mais avec toi, les mots coulaient de ma bouche comme d'un torrent. Je ne te cachais rien, sans vices ni faux-semblants. Dès le début, tu as su tout de moi: mes doutes, mes angoisses, mes peurs, mes tourments.
Pourtant, tout n'a pas été facile. Je me souviens de notre rencontre comme si c'était hier. Kisaki, notre dernier bassiste , nous avait quitté et nous étions à la recherche d'un remplaçant. Tu étais un candidat parmi tant d'autres, et lassé de ce ballet incessant, je ne t'avais même pas regardé. Poliment, tu nous avait tous salué et tu avais attaqué un morceau de ta composition. Envoûté par le son de ton instrument, j'avais posé mon regard sur toi et tout de suite, j'étais tombé amoureux. Les yeux fermés, tes lèvres légèrement entrouvertes, tu étais un véritable appel à la sexualité. Tes paupières s'étaient relevés, tu avais souris, déchirant un peu plus mon c½ur meurtri. Tu semblais si pur, si innocent ... un ange tombé du ciel qui me précipitait dans sa chute.
A partir de ce jour là, je t'ai évité comme on fuit la peste. A quoi cela me servirait de rester avec toi, de te parler, de me rapprocher de toi alors que je n'ai qu'une seule envie : te prendre dans mes bras ?
Mais toi, tu as persévéré. Tu faisais partie du groupe maintenant, le courant passait avec tout le monde. Il n'y avait que le chanteur qui paraissait mystérieux à tes yeux. Est-ce que je te plaisais déjà à l'époque ? Quoi qu'il en soit, tu as tout fait pour te rapprocher de moi : tu me parlais, me souriais, me câlinais. Si bien que peu à peu, j'ai baissé la garde, je n'arrivais plus à te tenir éloigné de moi, j'étais complètement sous ton charme. Je pensais que tu ne me voyais que comme un ami que tu trouvais tellement « kawaii », comme tu le disais. Je détestais qu'on me trouve mignon mais dans ta bouche, ce mot me paraissait tellement beau. Surtout quand tu me regardais tendrement, en disant « Kyo, tu es tellement kawaii que j'ai envie de te croquer ». Et bien sur pour la forme, je m'énervais et ne montrait pas à quel point ces paroles me réchauffait le c½ur. Je veux que les gens pensent que je suis un warumono mais rien que pour toi, je veux bien être un chibimono.

Such a lonely day
Shouldn't exist
It's a day that i'll never miss




Il pleut et je suis seul avec mes souvenirs. Je me suis toujours empêché de t'avouer ce que je ressentais pour toi, par peur du rejet, par peur d'être blessé. Et puis qui voudrait d'un petit monstre comme moi ? Surtout d'un horrible petit monstre qui n'aurait jamais du naître, comme le disait ma mère... Pour oublier mon mal être, sur scène, je me déchaînais, j'hurlais, je sanglotais. Il n'y a que dans ces moments là que je me sens vivre. Je faisais couler mon sang sous les cris excités des fans. Ils aiment cette débauche gratuite de violence, tout comme moi... Même s'ils ne savent pas pourquoi je fais cela. Le sang, c'est la vie, peut-être que si je le faisais couler, ma vie s'échapperait ? Jour après jour, j'essayais de la faire s'échapper, cette vie qui me pesait tant. Mais je m'arrêtais toujours à temps, me raccrochant aux choses qui faisaient mon maigre bonheur. Toi, tu me voyais m'autodétruire, la rage au c½ur. Pourtant, tu ne m'avais jamais fait comprendre que tu ressentais quoi que ce soit à mon égard. Je pensais t'être indifférent. Une nuit, de retour en coulisses après un concert où le sang avait encore coulé, tu m'as giflé. Interdit, la joue en feu, j'avais regardé ton visage sillonné de larmes. Je me souviens mot pour mot de tes paroles, paroles emplies de colère et de tristesse.
« Kyo, tu te rends compte de ce que tu fais ? Je t'aime à en crever, putain ! Je ne veux pas voir la personne que j'aime le plus au monde se foutre en l'air ! Même si tu t'en fous, même si je ne suis rien pour toi, arrêtes ! Arrêtes de te blesser, arrêtes de te faire saigner, arrêtes ... »
Et là, tu t'étais écroulé par terre, sous le poids de tes sanglots, tout en répétant ces mots
« Arrêtes Kyo , arrêtes s'il te plait ... »
Pour une fois, j'ai laissé mon c½ur parler et me couchant à côté de toi, je t'ai pris dans mes bras. Te murmurant des mots doux, j'ai léché tes larmes. Je t'ai serré contre mon c½ur, en te demandant pardon et je t'ai confessé mon amour.
Je t'aime, tu sais ? Malgré tout, je t'aime et je t'aimerais toujours. Il m'est juste impossible de vivre avec le poids de ta trahison, je suis désolé.

Such a lonely day
And it's mine
The most loneliest day of my life



Il pleut et je suis seul sur ce toit. Après cette fameuse soirée, j'ai tenu ma promesse. Je n'ai plus touché une lame et je n'ai plus fait mon sang couler. De toute façon, pour la première fois de ma vie, j'étais heureux, vraiment heureux. Pourquoi aurais-je envie de voir ma vie s'échapper ?
Un soir, tu m'as fais tien. Nos corps se sont entrelacés, nos souffles se sont mêlés, nos sueurs mélangées. Malgré mon appréhension, je te faisais confiance, et j'ai eu raison. Cette nuit a été la plus belle de ma vie, tout comme celles à venir. Tu as été le seul à voir mon corps empli de cicatrices, tu sais ? Le seul à m'avoir fait l'amour, et le seul à qui je l'ai réellement fait ... Tous ceux qui t'ont précédés n'avaient ni de visage, ni d'existence propre à mes yeux. Ils n'étaient qu'un moyen de me soulager, de me faire oublier dans le feu d'étreintes passionnées ... Pour eux, j'éteignais la lumière, il n'y a que pour toi que j'ai accepté de me dévoiler ... Parce que tu sais, je n'ai jamais appartenu qu'à toi.

The most loneliest day of my life ...


Il pleuvait ce jour-là quand je t'ai surpris dans ses bras. J'avais oublié mon carnet de notes au local de répétition, et j'étais retourné le chercher. Tu m'avais dit que tu y resterais pour répéter encore un peu. Notre tournée approchait, et tu voulais plus que tout être à la hauteur. J'ai ouvert la porte sans bruit, et devant un tel spectacle, j'ai faillis m'évanouir. Tu étais allongé sur le canapé , torse nu, surplombé de Shinya qui t'embrassait passionnément. J'ai fermé les yeux, me croyant en plein cauchemar, puis je les ai rouvert, mais la vision d'horreur était toujours la. Toi avec Shinya, toi gémissant sous ses tendres assauts, toi dans les bras d'un autre que moi... Je ne sais pas combien de temps je suis resté là à vous regarder, le c½ur en lambeaux. Puis finalement, sentant la bile me monter à la gorge, j'ai couru jusqu'aux toilettes, sans prêter attention à vos réactions horrifiés. J'ai vomi comme je n'ai jamais vomi, je me suis vidé jusqu'à épuisement. Je me suis lavé la bouche, les gestes saccadés, mécaniques. Tu frappais à la porte en pleurant, en t'excusant. Je ne t'ai pas répondu et je suis sorti de ma cachette, ne te regardant même pas. Voir tes yeux gonflés de larmes aurait entaché ma résolution. Je n'ai dis qu'un seul mot : « sayonara ». Je pense que maintenant, tu as compris la signification de mes paroles. Je t'entends d'ailleurs, cogner la porte en me suppliant de ne pas faire « cette » connerie, de ne pas t'abandonner. Dès que je suis sorti des toilettes, je me suis empressé de monter les escaliers qui menaient au toit et de verrouiller la porte. Je veux être seul sous la pluie ... Tu m'as suivi mais tu n'as pas été assez rapide ... Maintenant, tu menaces de défoncer la porte. Vas y, il sera trop tard. Trop tard, puisque j'ai ramassé cette vieille lame rouillée ...

And if you go
I wanna go with you
And if you die
I wanna die with you


Il pleut et je suis seul avec cette lame. Mes veines se déchirent par endroit, les gouttes de sang coulent, mouillent ma peau, traversent mes vêtements pour finalement toucher terre. La vie est tellement simple quand on regarde bien, la mort l'est encore plus. Pour une fois, je suis en paix. Plus rien ne compte, même pas vous, surtout pas vous ... J'aurais connu trois ans de bonheur dans tes bras... Tu as défoncé la porte, j'entends le bruit de tes pas. Je ne suis déjà plus sur Terre, je sens mon âme s'envoler. J'inspire une dernière fois avant de rejoindre les cieux. La vie n'est qu'un jeu et je l'ai terminé aujourd'hui. Je tombe et tu me rattrapes, mes yeux se ferment. Tu hurles mon prénom tel un animal blessé. Mon souffle se tarit alors que mes lèvres esquissent un pâle sourire.

Such a lonely day
And it's mine
It's day that I'm glad I died

Il pleuvait et il pleut encore, Toshiya ...


終わり

# Posté le dimanche 06 juillet 2008 21:45

Modifié le jeudi 07 août 2008 08:15

♥ C h a p i t r e 8 : Cause I'm broken ♥

♥  C h a p i t r e 8  :  Cause I'm broken ♥
L'esprit en fête, Tora ouvrit les yeux. Il avait passé une excellente nuit, emplie de rêves de destruction et de vengeance. Agacé, il se détacha de l'étreinte de celui qui partageait son lit. Il détestait qu'on le colle pendant qu'il dormait, cela lui donnait chaud et le faisait transpirer. Apparemment, Uruha ne l'avait pas compris puisque dès que le sommeil l'emportait, il se pressait contre lui comme un petit chien. « Comme un petit chien », l'expression convenait tout à fait. Et encore, Tora adorait les chiots. Par contre, il avait de plus en plus de mal à feindre le parfait amour avec cet imbécile qui s'attachait à lui. Il ne ressentait rien pour lui, rien à part un profond dégoût et une once de pitié. Le blond n'était qu'un moyen de parvenir à ces fins, un objet qu'il manipulait à sa guise. La veille l'avait prouvé ...

Il s'était juré de détruire Ruki et ferait tout pour tenir cette promesse. Même si pour cela il devait faire souffrir des innocents ... Une partie de son plan avait déjà réussie, il ne manquait plus que le coup final. Il ferait en sorte que le chanteur soit déconsidéré de tous, abandonné; et là, il l'achèverait, en lui crachant à la figure toutes ces paroles venimeuses qu'il gardait en lui depuis si longtemps.
Un mouvement se fit à sa gauche : son « petit ami » venait de s'éveiller. Uruha s'étira et se blottit contre le torse du brun. Il lui baisa le cou et avoua dans un langoureux murmure :
« J'ai envie de toi ... »
Tora prit une profonde inspiration, et surmontant sa répulsion, commença à répondre aux caresses du plus jeune. Il détestait ces moments d'intimité avec le blond. Il ne supportait le contact que d'une seule personne, c'était d'ailleurs la seule à qui il avait réellement fait l'amour, la seule qui avait su touché son c½ur. Quand il embrassait Uruha, son visage défilait devant ses yeux, quand il le caressait, il imaginait que c'était son corps qu'il touchait. Jamais, il ne laisserait personne s'approprier ce qui appartenait à cet autre, il était à lui corps et âme.
« Je l'aurais, mon amour, cette vengeance que je réclame tant. Je l'aurais ... »



De son côté, Ruki s'eveilla avec un profond mal de tête. Une fois la répétion terminée, les Gazetto, amputé de leur premier guitariste, avait fêté la reprise de leurs activités. Ils s'étaient rendus au « Sendai Kamotsu »[1], un petit pub se trouvant non loin de leur local et avaient rivalisé au concours du plus gros buveur de saké. Resultat, ils avaient été saouls avant la fin de la soirée et étaient rentré avec beaucoup de mal à leur appartement. Aoi s'était amusé à sonner à toutes les portes et Reita avait beuglé « je suis Batman » devant chaque passant. Quand à Ruki, il s'était contenté de s'esclaffer à chaque facéties de ses amis tandis que Kai réprimait sa forte envie de vomir. Finalement, ils étaient arrivés chez eux et s'étaient écroulés dans l'entrée, morts de fatigue.

Un rayon lumineux éclaira la pièce, et Ruki, aveuglé, ferma les yeux. Il les rouvrit immédiatement en entendant la voix de son leader :
- Allez, les marmottes ! Debout !
- K'so, laisse moi dormir ...
C'était Reita qui venait de s'exprimer, toujours de bonne humeur le matin.
- Non, les mecs, vous allez vous réveiller ! Moi aussi, je suis mort de fatigue, moi aussi, j'ai une gueule de bois monumentale ! Mais, on a une repet' aujourd'hui et il est hors de question qu'on la rate !
Bien que toujours dans les vapes, le chanteur ne put s'empêcher de sourire : il reconnaissait bien là Kai et sa conscience professionnelle. Son sourire disparut néanmoins quand ce dernier passa à l'attaque :
- Ruuki ! Réveilles toi ! Allez, bel endormi, on ouvre les yeux !
- Lâches moi, je suis en train de crever.
- Vous ne voulez pas vous lever ?! Ok ! Je vous avais prévenu pourtant !
Sur ces paroles quelques peu énigmatiques, le batteur s'éloigna.
Reita et Ruki, sachant très bien à quoi s'attendre, se relevèrent sur le champ. Seul Aoi resta au sol, toujours plongé dans un coma éthylique. D'humeur généreuse, Reita s'approcha de lui et le gifla.
- K'soooo ! C'est qui l'enfoiré m'a giflé ?
Le guitariste s'était réveillé en sursaut.
- Dis moi, merci, rétorqua le bassiste. Kai voulait te réveiller lui-même avec sa méthode spéciale.
Subitement radoucie, le grand brun lança un grognement qui pouvait passer pour un remerciement.
Au même moment, le leader arrivait, tenant dans ses mains une bouteille d'eau glacée. Il esquissa une moue de déception en voyant tous ses amis sur pieds et repartit déposer son instrument de torture. Il ne pourrait exercer son petit plaisir sadique, aujourd'hui. En effet, tous les matins, il réveillait les membres de son groupe en leur jetant de l'eau glacée à la figure. Il n'y avait que cette méthode qui marchait efficacement avec ses amis. Il avait pourtant tout essayé, les cajoleries, les câlins, les cris ... mais rien n'y faisait ! Personne ne se réveillait et ils arrivaient ainsi en retard à leurs répétitions. Et puis, il fallait avouer que cela l'amusait. Il s'esclaffait toujours devant le piètre spectacle qu'offrait les pauvres garçons en voulant échapper à l'eau glacée.
Bientôt, il fut de retour dans le salon et ordonna à tout le monde d'aller se doucher. La répétition commençait dans une heure, gueules de bois ou pas !
Aussitôt dit, aussitôt fait : tout le monde partit se préparer, si bien qu'ils furent à l'heure prévue au local de répétition. Il ne manquait qu'Uruha, qui était sans doute encore chez son petit ami. Exaspéré, Kai décida de l'appeler pour lui demander « calmement » de ramener son popotin au plus vite. Manque de pot, celui-ci ne répondit pas au téléphone.
- J'ai une idée, dit Reita. Etant donné que la blonde est chez son Tora d'amouuur, on n'a qu'à rentrer à l'appartement ! Je suis trop fatigué !
- Moi aussi, grogna Ruki. Je veux dormir !
- Hors de question ! Nous avons des engagements à tenir, et puis Ruwa va bientôt arriver, on va l'attendre. C'est compris ?
- Oui, chef ! Se moquèrent-ils en ch½ur.
- En attendant, je vais piquer un petit somme, annonça Aoi en se jetant sur le sofa.
- Non Suguchan, c'est moi qui vais dormir sur le canapé. Pousses-toi de là ! S'exclama le batteur.
Il s'en suivit une bataille générale à laquelle se mêlèrent Ruki et Reita afin d'obtenir la place tant convoitée. Les gazemen étaient toujours entrain de se chamailler dans une ambiance bonne enfant quand tout à coup, la porte claqua. Uruha, l'air enragé, venait de faire son entrée dans la pièce. Il se dirigea rapidement vers le canapé où tous ses amis étaient affalés, attrapa Ruki par le col de sa chemise et le gifla violemment. Ce dernier, abasourdi, porta la main à sa joue qui rougissait à vue d'½il.
- Que ... ?
- Ne t'approche plus de mon mec, tu as compris sale hypocrite ? Je croyais que tu étais mon ami mais tu n'es qu'un salaud ! Dire que j'avais confiance en toi, tu me dégoutes ! C'est fini, tu m'entends ?! Ne me parle plus, ne m'approche plus. A partir de maintenant, tu n'es plus rien à mes yeux. On est juste des collègues de travail. Et ne t'avise pas de faire encore une fois des avances à mon petit ami ou je te castres !
Les autres, trop interdits devant la scène, ne firent pas un geste. Le seul qui réagit fut Kai, qui ne supportait pas que l'on maltraite son meilleur ami, surtout après ce qui lui était arrivé. Il s'interposa vivement entre les deux hommes :
- Mais lâches le ! Qu'est-ce qu'il se passe ? Qu'est-ce qu'il t'a fait ?
- Ce qu'il m'a fait ? Il a dragué mon mec ! Il savait que je suis fou amoureux de lui, que je n'ai jamais été aussi bien avec quelqu'un, et lui, il lui fait des avances ! Si tu as chaud au slip, va voir une pute, ok ? Mais pas mon petit ami !
- Tu es sûr de toi ? Ruki n'aurait jamais fait cela !
- J'en suis sûr, c'est Tora qui me l'a avoué. Il ne voulait pas me le dire, il était tout gêné. Il ne voulait pas gacher notre amitié, tu te rends compte, Ruki ? Lui, il a voulu ménager notre amitié, parce qu'il savait que tu comptais à mes yeux. Mais toi, tu n'en avais rien à foutre, connard !
- Voyons, calme toi Uruha. Ruki est ton ami, tu le connais depuis longtemps, je persiste à penser qu'il n'aurait jamais pu te faire un coup pareil !

- De toute façon, tu le défends toujours, n'est-ce pas ? Intervint Reita.
Il en avait plus que marre de voir le leader toujours aux petits soins devant Ruki.
- Qu'est-ce que tu insinues, Ryo?
Kai avait appelé le bassiste par son vrai prénom, ce qu'il ne faisait qu'en cas d'extrême enervement ...
- Ce que j'insinue ? C'est que ton ami a dragué le copain de Ruwa, et toi tu prends sa défense ! Ce n'est quand même pas la première fois qu'il fait cela, n'est-ce pas Kai ? Parce que vous êtes plus que des amis, non ?
Devant tant d'accusations, Ruki, le c½ur en lambeaux, s'échappa en courant du local. Il avait l'impression qu'on le dévorait de l'intérieur. Que Tora mente, passe encore, mais voir que ses amis le croyaient et le condamnaient sans appel l'anéantissait. Il voulait arrêter de souffrir ...

Toujours dans le local, le batteur demanda calmement au bassiste :
- Et d'où tu tiens cela ?
- Je vous ai vu dans la cuisine, la dernière fois. De l'amitié, tu dis ? Vous avez l'air bien proches pour des amis ? Et ta copine, tu l'oublies ? Après, tu oses défendre ce ...
Le coup partit automatiquement. Kai, qui était toujours souriant et de bonne humeur, pouvait être intransigeant selon la situation. Et surtout quand on s'attaquait à une personne qui lui était chère.
- Je ne m'énerverais pas, car tu ne le mérites pas. Ma vie privée ne te regarde en rien, je ne vois pas pourquoi tu m'en parles. Pour ta gouverne, j'ai rompu avec Sayuuri depuis quelques temps déjà. Je sors avec qui je veux, et quand je veux. Alors, ta jalousie, garde la pour toi ! Ruki est une personne droite et intègre. Si vraiment tu crois qu'il a dragué Tora, tu ne mérites même pas d'être son ami, et encore moins d'être le mien. Tu n'es qu'un idiot, trop occupé à se morfondre dans ton coin sans regarder ce qui se passe autour de toi.
Quant à toi Uruha, tu n'es pas mieux. Tu es tellement imbécile et pathétique ...
Sur cette tirade, Kai s'en alla. Il n'avait qu'une seule idée en tête, retrouver Ruki avant que celui-ci ne fasse une bêtise. Il connaissait son ami et savait que les récents évènements l'avaient considérablement affaiblis. Dieu seul sait ce qu'il serait capable de faire ...



[ F i n d u c h a p i t r e ]



Blablablablablablablablablablablablablablablablablablablablablablablabla


Hello everybody !
Comment allez-vous ? Et les vacs ?
Ce soir, je ne raconterais pas ma vie. Manque d'envie lool.
Sinon, voici le chapitre 8, j'espère sincèrement qu'il vous a plu. What do you think about it ?
J'ai décidé de ne plus me prendre la tête avec mes complexes d'auteur lool. Je n'écris peut être pas parfaitement, mais je m'améliorerais avec le temps ^_^
En attendant, vous pouvez m'envoyer des fleurs ou au contraire des tomates par coms XD

[1] Le "Sendai Kamotsu" ==> petit clin d'oeil au groupe Nightmare, que j'ai beaucoup écouté pendant que j'écrivais ce chapitre. Les fans reconnaitront.

Bisouux, je vous aime <3

# Posté le mardi 08 juillet 2008 00:47

Modifié le samedi 09 août 2008 19:33

Gomen ...

Gomen ...
Ohayo Ningen !
Juste un petit mot pour vous dire que je suis désolée de ne pas avoir encore répondu à vos coms et que je le ferais très prochainement ! Ces derniers temps, je suis vraiment occupée : je prépare mon grand déménagement =D
Et quand j'aurais répondu à tous vos coms, je mettrais direct la suite qui est déjà écrite ^_^
Bisouuux, je vous aime <3

# Posté le lundi 14 juillet 2008 15:51

♥ C h a p i t r e 9 : Mayhem ♥

♥ C h a p i t r e 9 : Mayhem ♥
Ruki ferma les yeux. Il n'avait qu'une seule envie : dormir, se reposer. Les récents évènements disparaissaient, devenaient insignifiants, remplacés par le besoin d'arrêter de souffrir. Il ne voulait même pas penser à Uruha, Tora et Reita. Avait-il mérité cela ? Et surtout, cela prendrait-il bientôt fin ? Peu importe. Il arrivait à un point de rupture, ses nerfs le lâchaient. La situation n'était-elle pas ironique ? Il se faisait violer et un de ses amis les plus proches pensait qu'il avait dragué son petit ami, le violeur en question. De plus, il se trouvait à présent sur le toit de son immeuble et était empli de morbides idées de suicide. Un hoquet lui échappa et peu à peu, se mua en rire. Un rire sauvage et inhumain qui contrastait avec le doux silence de la nuit. Finalement, il fut pris d'une violente quinte de toux puis soudainement, passa du rire aux larmes. Il se fit lourdement tomber au sol tout en hurlant de désespoir, secoué de longs sanglots. Il avait mal, si mal ...
« Chut, ne pleures pas »
De solides bras enlacèrent ses épaules et il s'abandonna dans l'étreinte réconfortante.
« Ne t'inquiètes pas, je serais là pour toi. »
Il sursauta vivement en reconnaissant la voix de son bienfaiteur et se libera vivement.
- Que ?
- Chut, se contenta de répondre l'autre.
Et il le reprit dans ses bras. Cette fois-ci, le chanteur ne se déroba pas et au contraire, attrapa le jeune homme de toutes ses forces. Tout en pleurant, il s'agrippait à lui comme s'il avait peur de le voir partir.
Le laissant hurler sa douleur, l'autre lui caressait les cheveux et lui murmurait des mots doux.
Une fois calmé, le blond regarda celui qui avait su le réconforter :
- Merci Aoi ...

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De l'autre côté de la ville, Uruha, stationné devant la porte de son amant, attendait. Il repensait à Ruki, à leur confrontation, à Kai et à Reita. Le doute envahit son esprit : il connaissait Ruki depuis si longtemps ... Son ami aurait-il été capable de faire ce dont on l'accusait ? Et Kai, qui à présent lui en voulait à mort. .. Si Ruki voulait Tora, ne l'aurait-il pas dit au batteur ? Ces deux-là partageaient tout. Peut-être n'étaient-ils pas si proche, après tout ... Et Reita, pourquoi avait-il attaqué le chanteur si violemment ? Il avait mentionné un certain épisode dans la cuisine et paraissait ... jaloux. Serait-il possible que Reita ait des sentiments pour le chanteur ? Ou alors pour le batteur ? Et quelle était le véritable lien entre eux deux ? Ils semblaient si intimes, parfois, c'était à se poser des questions !
Bizarrement, Uruha aurait juré que le petit chanteur ressentait quelque chose pour le second guitariste.
En parlant d'Aoi, c'était le seul qui n'avait pas pris part à la querelle. Mais ou avait-il disparu ensuite ?

De nombreuses questions envahissaient Uruha. Et surtout la plus importante : était-il possible que Tora lui ait menti ? Et si oui, dans quel but ?
Il descendit de la voiture et sonna à la porte de son amant. Bientôt, les pas de celui-ci résonnèrent à travers le bois. Le blond prit sa décision : il allait interroger Tora. Cette histoire n'était pas claire et il allait l'éclaircir. Il entendit le cliquetis des clés et leva son regard troublé vers son petit ami. Celui-ci, constatant que sa « victime » doutait, leva la main et lui caressa doucement la joue. Il approcha tendrement sa bouche de son oreille et murmura :
- Je t'aime.
Devant la tendresse de son amant, Uruha se sentit fondre et oublia bien vite toutes ses interrogations quand la bouche de Tora effleura la sienne.
- Moi aussi, je t'aime. Tellement, tellement ...

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Inquiet, Kai cherchait Ruki. Cela faisait une heure qu'il parcourait la ville sans résultat.
« Ruki, ou es-tu ? »
Il ne cessait de penser à ce qu'il s'était passé plus tôt dans le local. Il en était presque venu à haïr Uruha, et quant à Reita, il ne préférait même pas y penser. Jamais il n'aurait cru Uruha aussi stupide ... Depuis qu'il avait vu Tora s'assombrir en regardant Ruki durant leur dernière répétition, un curieux soupçon lui trottait dans l'esprit. Serait-il possible que ce soit lui qui ... ? A vrai dire, l'altercation violente qu'ils avaient eu renforçait fortement ses présomptions ... Il fallait qu'il demande à Ruki ...

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Reita, après la sortie de Kai, s'était enfui en courant. A présent, il se trouvait dans leur appartement, à attendre que l'un d'entre eux rentre. Une fois calmé, il se rendait compte qu'il avait été exécrable avec le pauvre Ruki et voulait s'excuser. Le chanteur n'aurait jamais draguer le copain d'Uruha, surtout s'il savait à quel point ce dernier l'aimait. La jalousie lui avait fait attaquer Ruki, et il en payait les conséquences. Les paroles de Kai l'avait durement atteint, car évidemment, elles étaient vraies.
Cela faisait longtemps qu'il ressentait des sentiments plus qu'amicaux pour le leader et s'était toujours efforcé de les combattre. Surtout qu'il n'avait jamais été attiré par un garçon auparavant ... Il avait donc fait taire son c½ur et s'était contenter de rester l'ami de celui qu'il ne pourrait jamais avoir, ce dernier étant un hétéro pur et dur.
Mais le jour où il avait aperçu Ruki et Kai enlacés, il avait compris que jamais il ne pourra se contenter de cette fausse relation. Sur le coup, il avait détesté le chanteur, qui goûtait à ces lèvres alors que lui, n'aurait jamais le droit. Il avait tue sa ranc½ur et sa jalousie, observant avec une haine croissante les deux amis de plus en plus proches. Il était persuadé que ces deux-la étaient ensembles mais cachaient leur relation. Kai n'était sans doute pas si hétéro que cela ...
Quand Uruha avait accusé le blond et que Kai l'avait défendu, il avait immédiatement sauté sur l'occasion et déversé toute sa peine et sa colère sur lui. Il fallait que cela sorte ...
Maintenant, avec honte, il pensait aux mots hargneux qu'il avaient déversé sur le chanteur. Il n'avait pas à le rendre responsable de son amour malheureux, alors que ce dernier se débattait déjà avec ses propres problèmes ... Au contraire, il aurait du être solidaire et défendre le blond ... Il fallait qu'il sache ce qui se passait avec Tora, cette histoire étant vraiment louche ...
Fermant les yeux, il murmura :
« Excuse moi, Ruki ... »


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- Comment savais-tu que je serais ici ?
- Dès que tu souffres, que tu es blessé, c'est ici que tu viens te réfugier, répondit Aoi.
- Tu n'es pas resté avec les autres ? Tu me crois coupable aussi, n'est-ce pas ?
- Non.
- Comment ? S'exclama Ruki, incrédule.
- Non.
- C'est vrai ? Tu en es sûr ?
- Non.
- Quoi ?!
- Je plaisante, baka, dit tendrement le guitariste. Mon baka blond n'aurait jamais fait cela.
- Aoi ... Merci.
- C'est normal.
- Je ne suis pas un baka blond.
- Si, tu es le mien.
Trop content de ce qualificatif tendre, Ruki ferma les yeux. Il se sentait bien dans les bras du beau brun. Il rêvait de cette étreinte depuis si longtemps ...
- Tora ... il t'a fait du mal, n'est-ce pas ?
Se redressant immédiatement en entendant le prénom tant détesté, le blond répondit sur la défensive :
- Qu'est-ce qui te fait dire cela ?!
- Ruki, je te connais plus que tu ne le penses, tu sais. J'ai raison, non ? Que t'as t'il fait ?
- Rien. Je ne vois pas pourquoi tu me parles de lui. Il ne m'a rien fait.
- Arrêtes de me mentir.
- Je ne ...
- Arrêtes. Le soir où tu es rentré en disant que des voyous t'avaient soi-disant agressé, j'ai tout de suite senti que quelque chose clochait. Tu étais trop mal, physiquement comme moralement, pour que ce ne soit qu'une simple agression. Et dans la cuisine, quand j'ai voulu te toucher, tu as réagi violemment. On était assez proches et j'ai pu remarquer une morsure sur ton épaule. Dès lors, j'ai pensé que tu avais été violé.
Aoi avait presque chuchoté le dernier mot, comme pour se préserver de sa lourde signification.
- Et, reprit-il, je n'ai jamais eu confiance en Tora. Il sourit très souvent, mais je sens quelque chose de mauvais en lui. Je sais très bien que tu n'aurais jamais essayé de le séduire. Quand j'ai entendu cet énorme mensonge, j'ai su que c'était lui ton agresseur.
Fondant en larme, Ruki n'essaya même plus de sauver les apparences.
- Je me sens tellement sale, Aoi. J'ai honte de moi, de mon corps souillé. Tu ne devrais pas me toucher, je ne veux pas te salir.
- Mais tu n'es pas sale, Ruki. Tu es magnifique, au contraire. Et tu as beaucoup de courage de t'être ressaisi après ce qui t'es arrivé. Je t'admire, tu sais. A ta place, je ne sais pas ce que j'aurais fait.
- Aoi ...
- Ne te laisse pas détruire par cette pourriture. Kamisama, si je m'écoutais, j'irais le tuer ! Quand je pense que cette ordure a osé poser ses mains sur toi !
- Non ! Laisse-le ! Je ne voudrais pas qu'il s'attaque à toi !
- Chuut, il ne me touchera jamais. Ne t'inquiètes pas.
- Promets-moi que tu ne chercheras pas à me venger !
- Ruki ...
- Promets le moi !
Pour le faire taire, Aoi posa doucement ses lèvres contre les siennes. Surpris, le blond ne réagit pas immédiatement. Puis il laissa une douce chaleur l'envahir et noua ses bras autour du cou du guitariste.
Prenant les devants, il mêla sa langue à celle du brun. Ce dernier gémit et serra plus fort le corps chaud contre lui. Enfin ,leurs bouches se séparèrent et Aoi posa son front contre celui de Ruki, laissant leurs souffles saccadés se mêler. De longues secondes passèrent ainsi, jusqu'à ce que le brun prit la parole :
- Je t'aime.
- Quoi ?!
- Je t'aime. Si fort, si fort ...
- Aoi, je ...
- Dis-moi, mon ange.
- Lâches-moi.
- Hein ?
- Lâches-moi tout de suite ! Laisse moi tranquille putain ! Tu profites de mon moment de faiblesse pour poser tes sales pattes sur moi ?! Dire que j'avais confiance en toi ... Tu es comme lui, finalement. Tu ne veux qu'une seule chose, c'est t'envoyer en l'air ! Lui aussi m'a dit « je t'aime », lui aussi ...
Profitant de la surprise du guitariste, Ruki s'arracha de l'étreinte de ce dernier et s'enfuit en courant.
Il n'entendit pas Aoi murmurer :
- Je t'aime vraiment ...



[ F i n d u c h a p i t r e ]



Blablablablablablablablablablablablablablablablablablablablablablablabla



Hey people !
Genki ? Je suis de retour après dix ans d'absence ... Sa y est, je suis arrivée en France, dans le 95. C'est vraiment différent de ce que j'ai connu jusque là ... Dieu que j'adore Paris ! Et les resto jap' aussi, et les sushis et les yakitori <333 et le Yellow Stone *_* (un magasin goth pour les incultes) ! *3615malife ^^'*
Mauvaise nouvelle, je n'ai plus internet. Je suis obligée de piquer la connexion internet de mon oncle T_T
Cela me soule, parce que je ne peux plus aller sur skyrock comme avant !
Bref ... en plus, j'ai des nouvelles idées de fics, et j'aimerais votre avis. Dites moi quel pairing préférez-vous : un Kyo x Shinya, un Kyo x Toshiya, un Kyo x Ruki ou un Kyo x Mana (je sais, c'est space XD). Bref, que des pairings avec mon chibimono <333
J'espere que vous aimerez cette suite ... J'ai intitulé ce chapitre "Mayhem" (désordre en anglais) parce que le récit est à chaque fois découpé, il n'est pas bien ordonnée comme d'habitude. En fait, c'était surtout parce que j'ai eu un coup de coeur pour le groupe de black metal Mayhem XD et que j'ai aimé la sonorité du mot XD.
Petite question : qui connais Mayhem et qui écoute du métal ? Et pour les connaisseurs, quels sont vos groupes préférés ?
Bisouuux <3




# Posté le samedi 09 août 2008 19:30